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Articles

Affichage des articles du octobre, 2016

Automne

Je n'aime pas l'automne. C'est ce que je me dis chaque année, quand septembre fait ses valises, faisant place nette pour octobre qui vient toujours trop vite.  Le mot anglais fall contient à lui seul ce que je mets derrière le terme automne. La chute. Celle des feuilles d'arbres, bien sûr, qui laissent peu à peu les troncs tels des cadavres, après avoir embrasé une dernière fois les branchages de couleurs flamboyantes. L'automne est la saison où tout s'éteint, celle qui ne décore nos éphémérides que de guirlandes de jours de plus en plus sombres, de plus en plus humides. Et quand se traîne jusqu'à nos portes le mois de novembre, ce sont les vieilles gens qui elles aussi s'éteignent, enfonçant nos cœurs vers l'hiver si proche. Cette année je n'ai pas vu partir l'été, et contre toute attente, j'en viendrais presque à aimer cet automne qui semble vouloir nous offrir des stocks de soleil en réserve.  Le dimanche, dès que nous le pouvons, no…

Eloge de la lenteur

Je me demande si c'est le camping qui a été le déclic. Ou si c'est finalement une suite logique de ma démarche zéro déchet. Ou encore si c'est lié à ma "crise" familiale récente.
Dans tous les cas, cette rentrée des classes 2016 a été marquée par une petite révolution, une quête, un changement, à peine perceptible parfois, mais essentiel. Depuis quelques semaines, nous sommes à la maison dans ce que j'appelle l'éloge de la lenteur.
Nous sommes dans une société où tout va très vite. Trop vite. On grille un feu rouge pour gagner deux minutes sur un trajet. On râle quand on attend au drive. On trouve que les 90 secondes de préchauffage de la Senseo sont trop longues, parce qu'on veut un café instantané. On mange des plats prêts en 2'30" au micro-ondes parce que c'est trop long de se faire cuire un œuf. On achète des robots de cuisine qui coûtent un mois de salaire parce qu'on aura rien à faire et que le bourguignon sera prêt en 20 minut…

Bien dans et avec ma peau

Ma trombine en extra large, ça fait un peu narcissique, mais j'avais envie de marquer le coup, parce que j'ai passé un énorme cap en cette rentrée 2016.
Ma peau et moi, c'est une grande histoire de désamour. A l'adolescence, je n'ai pas été gâtée par l'acné, et ce n'était qu'un pan du package "mal dans mes baskets". J'ai eu beaucoup de boutons à partir de la 4ème (vers 13 ans), et je les ai gardés en masse jusqu'au bac, avec une amélioration vers 18 ans mais une peau qui a gardé ses imperfections tout au long de la vingtaine. Depuis le lycée, je me maquille tous les jours ou presque. A l'époque avec des produits un peu cracra qui n'ont en rien arrangé les choses (bonjour le fond de teint plâtre de supermarché), mais je me dépatouillais comme je pouvais dans cette découverte de ma féminité, puis au fil du temps avec des cosmétiques plus adaptés à ma peau hyper réactive (merci Avène et La Roche Posay). Ça peut paraître fou mais j…