Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du 2016

Au revoir 2016...

Ô, 2016, comme tu as été douce, piquante, exaltante, déstabilisante, enthousiaste, terrorisante, sucrée, sportive, éprouvante... 2016, nous ne t'oublierons pas de si tôt, c'est certain. 
Ces deux semaines de vacances de Noël sont la plus belle façon de clore ce chapitre. Lovée dans mon canapé, entre les enfants qui regardent un disney et le chat qui ronronne, un châle en crochet en cours sur les genoux, un thé tiède dans la main, un amoureux pensif en face de moi, je me dis que la pause est méritée.
2016 fut un parcours initiatique. Un couple qui se croyait intouchable et qui s'est cassé la figure dans son sommeil. Une descente aux enfers. Des péripéties et des belles rencontres qui nous ont remis sur pied, même si nous avons encore beaucoup claudiqué et trébuché. Nous finissons l'année sans doute plus forts, mais aussi beaucoup plus conscients de la fragilité de tout ce qui nous entoure. Notre famille, notre santé, nos enthousiasmes, nos engagements, notre bien-être à…

Esprit de Noël, es-tu là ?

Noël cette année aura une saveur particulière. Tout simplement parce que pour une fois, nous avons choisi de nous retrouver juste tous les 4, dans une autre atmosphère, le temps de quelques jours.
A vrai dire, depuis que je suis adulte, Noël est devenu une fête très anxiogène pour moi. Chaque année depuis environ 10 ans, j'avance vers cette fête à reculons, accablée par le poids des convenances et des non-sens.
Déjà, depuis que nous sommes en couple et que nos deux familles font leur repas de fêtes le même jour, il faut forcément trancher. Choisir avec qui on passera Noël chaque année, et donc, chaque année décevoir l'une des deux familles. Pour nous, hors de question de passer Noël séparément chacun dans sa famille, car notre famille, c'est avant tout notre couple (et désormais nos enfants), donc c'est à deux ou rien.
Il y a ensuite des gens avec qui nous n'avons pas trop d'affinités mais avec qui il faut quand même parfois partager la table, et cela ne nous m…

Seasons

Un an après le lancement de l'aventure zéro déchet chez nous, et une crise de couple (et pas des moindres) plus tard, nous ressentons depuis l'orée de l'automne le besoin de nous recentrer sur le présent et de retrouver le vrai temps des choses.
Notre "transition verte" plus globale va bien évidemment dans ce sens également. Respecter le rythme de la nature, manger des fruits et légumes de saison... Un vrai défi pour moi qui étais faite pour être provençale tant je me régale des légumes du soleil. Les courges, les choux, autant de légumes aux multiples variétés que je me dois d'apprivoiser. (D'ailleurs ce soir pour me réconcilier avec ces mini-citrouilles, je vais les farcir façon tartiflette, ahah... le fromage, c'est la vie.). Les fruits et légumes d'automne sont coriaces. Ils sont difficiles à découper, à cuisiner, je trouve. Mais la confiture de châtaignes que j'ai cuite la semaine dernière, même si elle m'a occupée quelques heures, e…

Le sens

Pouvais-je seulement imaginer il y a quelques mois encore que 2016 me changerait à ce point ?
L'année n'est pas encore terminée et cet article prend une allure de bilan, c'est vrai.
En cette aube de novembre, je sais que rien ne sera jamais plus pareil.
2016 aura été pour moi, et pour au moins deux autres personnes de mon "entourage", je crois, un tourbillon. Nous étions tombés très bas jusqu'aux tréfonds du ronronnement quotidien, nous n'étions plus que des fantômes englués dans une routine qui n'avait plus vraiment de sens. Des routes se sont croisées, nous ont permis de nous réveiller, comme si l'on venait de nous jeter un seau d'eau froide sur la tête en plein sommeil, même.
Brutal, inattendu, efficace.
Il faut parfois toucher le fond pour pouvoir y donner le coup de pied salvateur et remonter à la surface. En ce 4 novembre, je crois pouvoir dire que je sais qui je suis, où je vais, et pourquoi j'y vais. Je sais aussi ce que je ne suis…

Automne

Je n'aime pas l'automne. C'est ce que je me dis chaque année, quand septembre fait ses valises, faisant place nette pour octobre qui vient toujours trop vite.  Le mot anglais fall contient à lui seul ce que je mets derrière le terme automne. La chute. Celle des feuilles d'arbres, bien sûr, qui laissent peu à peu les troncs tels des cadavres, après avoir embrasé une dernière fois les branchages de couleurs flamboyantes. L'automne est la saison où tout s'éteint, celle qui ne décore nos éphémérides que de guirlandes de jours de plus en plus sombres, de plus en plus humides. Et quand se traîne jusqu'à nos portes le mois de novembre, ce sont les vieilles gens qui elles aussi s'éteignent, enfonçant nos cœurs vers l'hiver si proche. Cette année je n'ai pas vu partir l'été, et contre toute attente, j'en viendrais presque à aimer cet automne qui semble vouloir nous offrir des stocks de soleil en réserve.  Le dimanche, dès que nous le pouvons, no…

Eloge de la lenteur

Je me demande si c'est le camping qui a été le déclic. Ou si c'est finalement une suite logique de ma démarche zéro déchet. Ou encore si c'est lié à ma "crise" familiale récente.
Dans tous les cas, cette rentrée des classes 2016 a été marquée par une petite révolution, une quête, un changement, à peine perceptible parfois, mais essentiel. Depuis quelques semaines, nous sommes à la maison dans ce que j'appelle l'éloge de la lenteur.
Nous sommes dans une société où tout va très vite. Trop vite. On grille un feu rouge pour gagner deux minutes sur un trajet. On râle quand on attend au drive. On trouve que les 90 secondes de préchauffage de la Senseo sont trop longues, parce qu'on veut un café instantané. On mange des plats prêts en 2'30" au micro-ondes parce que c'est trop long de se faire cuire un œuf. On achète des robots de cuisine qui coûtent un mois de salaire parce qu'on aura rien à faire et que le bourguignon sera prêt en 20 minut…

Le mardi soir

L'article du jour est un peu particulier. Ce n'est pas moi qui l'ai écrit, mais l'homme.
Et cette ode à nos mardis soirs, je la trouve absolument magnifique.

Le mardi soir, la mécanique implacable de l’horloge-semaine s’est mise en route depuis plus de quarante huit heures. Mais étrangement, son cliquetis se fait moins bruyant, parfois il est même inaudible. Le mardi soir n’aime pas trop faire de bruit de peur que les autres soirées découvrent son existence. C’est un oasis de silence dans le désert assourdissant de la semaine. Caché entre les inéluctables deux premiers jours et celui des enfants (qui, au regard de la fatigue parentale à la fin de cette journée, porte très bien son nom !), il est à l’endroit parfait. Dans l’entre-temps. Le mardi soir est un de ces instants où, de manière quasi invisible, l’air ambiant s’imprègne de magie; la magie du contre-sort. Vers dix huit heures, après être rentré du travail, l’un d’entre nous ira chercher les courses accompagné d…

Pin up d'un jour : Béthune rétro baby !

S'il y a bien un événement annuel emblématique de ma ville, c'est celui-ci : Béthune rétro ! Un festival fifties / rockabilly sur fond de vintage, de relookings pin up et de vieilles voitures.
Voilà maintenant quatorze ans que ce festival existe, au moins dix ans que j'y traîne mes guêtres de façon plus ou moins assidue, et je crois que j'y prends chaque année plus de plaisir que la précédente. Depuis cinq ou six ans, je faisais un effort vestimentaire pour être dans le thème, cette année, j'ai joué la carte vintage à fond (robe vintage cousue mains trouvée sur etsy), tout bonnement parce que j'assume désormais complètement !
Lors de ce festival, de nombreuses voitures anciennes sont exposées en ville, vous pouvez également déambuler dans des "market" sur plusieurs places du centre ville et y chiner de la déco, des vêtements, etc. Plusieurs stands de relooking et coiffure façon pin-up, ainsi que des barbiers à l'ancienne font fureur. Il y a évid…

Vers une penderie responsable

Je vous en parlais lors de notre bilan de l'année par ici,  l'un des domaines où nous avons une grosse marge de manœuvre pour tendre vers l'éco-responsabilité est celui des achats vestimentaires. Pour moi, il y a plusieurs points à prendre en compte dans la "consommation" des vêtements, si tant est qu'on veuille agir de façon plus responsable : - acheter moins, et jeter moins - acheter mieux : privilégier la seconde main et, quand ce n'est pas possible, s'orienter vers les marques éco-engagées ou locales. Choisir aussi mieux les vêtements en terme de coupe, de taille, etc. - jeter mieux : revendre sur les brocantes ou en ligne, donner aux œuvres caritatives - faire soi-même (quand on coud un peu et qu'on tricote, tout de même, c'est réalisable...)

Le dernier Foenkinos : Le Mystère Henri Pick

Depuis que j'ai découvert Foenkinos il y a quelques mois, il est sans conteste devenu mon auteur préféré. Pour moi, Foenkinos, c'est le sens de la formule, de la petite phrase qui vise tout droit dans le mille. C'est l'impression assez étrange que chaque bouquin lu parle de ma vie, et je me dis que son écriture doit tendre vers l'universalité pour toucher autant. 
Le Mystère Henri Pick est son dernier roman.  L'histoire d'un manuscrit-chef-d'oeuvre trouvé au fin fond d'une bibliothèque bretonne consacrée aux manuscrits refusés par les éditeurs. L'idée est empruntée à Richard Brautigan et a fait l'objet d'autres romans d'autres auteurs d'ailleurs. Je n'en dirai pas beaucoup plus sur le contenu de l'intrigue, car tout tourne effectivement autour de cette question.
En revanche, je peux vous dire ce que j'en ai pensé. C'est un roman que j'ai aimé, que j'ai dévoré, mais je dois dire qu'il me laisse complèt…

Les cailloux

Mercredi, j'ai serré très fort mon caillou blanc. Comme chaque fois qu'un instant décisif se présente à ma vie depuis que je l'ai trouvé, je l'ai saisi entre mes doigts, l'ai entouré jusqu'à l'absorber dans ma paume, mon pouce se logeant naturellement dans le creux de l'une de ses faces, comme si quelqu'un l'avait déjà usé de ses mains avant que je ne le trouve sur la plage des vacances.
C'est un petit caillou très clair, presque translucide. Il brillait près du lac, le premier jour, au milieu de ses ternes congénères. Et c'est étrangement le dernier jour que j'ai trouvé un caillou similaire quoiqu'un peu plus petit et plus régulier.
Le ramasser. Le serrer fort pour y répandre la chaleur de mes mains, et y glisser en même temps celle du soleil qui brûlait ma peau ce jour-là. L'odeur des arbres, mêlée à celle de la crème solaire. Le clapotis de l'eau, les cris d'enfants. Le bruit de la pelle en plastique qui creuse le s…

Objectif zéro déchet : UN AN !

Nous nous sommes lancés dans l'aventure Zéro Déchet en septembre 2015, un peu comme on se fixe des bonnes résolutions de rentrée. Les résolutions chez nous sont faites pour n'être surtout pas tenues. Il faut croire que le ZD était un peu plus que ça. 




L'année qui s'est écoulée depuis la fabrication de nos premiers yaourts (ce fut le premier pas) a été riche en envies, en progrès, en prises de conscience. Quand je regarde dans le rétro, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un "Wow" !
Attention, je ne me jette pas de fleurs ! Pour les jeter il faudrait qu'on m'en offre (message humoristico-subliminal, hmhm), mais surtout je pense qu'elles sont bien mieux dans la nature car ainsi elle ne finiront pas à la poubelle au compost !
Bref, trêve de papotages inutiles, l'heure est venue de faire un petit bilan ! Allez, je sais que vous aimez ça !

Le réveil (Sangatte)

Il y a des périodes de la vie où tout n'est pas rose, où des choses éclatent, où des épreuves s'accumulent. Sans entrer dans les détails, nous avons vécu des choses un peu difficiles ces derniers temps, nous menant à des questionnements et des remises en question. 
Un matin, on se réveille et on se rend compte qu'on passe à côté de milliers de choses dans notre vie. On étouffe de cette vie de consommation, de connexion, on vomit cette société de l'apparence, du drame et de l'hypocrisie.  Jeudi soir, après le goûter, entre la vaisselle et un coup de balai, j'ai raconté à l'homme que j'avais récemment pris une carte du Nord-Pas-de-Calais, et que j'avais longé la côte avec mon doigt, listé les stations balnéaires, les plages et villes côtières, repéré celles que je ne connaissais pas, celles où je n'étais jamais allée. Zuydcoote, Oye-Plage, Ambleteuse, Wissant, Sainte-Cécile... Je ne suis jamais allée non plus aux caps blanc nez et gris nez (enfin…

Le premier camping

"Debout les campeurs ! Et haut les cœurs!" Cette année, nous avons passé nos premières vraies vacances à quatre. Le choix de passer ces vacances en camping était assez évident.  Pour nous, les vacances, ça ne peut pas se faire en "groupe", on ne part donc jamais avec des amis ou de la famille, on a besoin de nous recentrer sur notre cocon. Pour nous, c'est aussi couper pendant une semaine ou deux de nos habitudes (travers ?) du quotidien. Adieu télé, adieu confort comme à la maison. Certains mesurent la qualité de leurs vacances à la qualité et au confort du gîte ou du bungalow qu'ils louent (TV, internet, Nespresso, lave-vaisselle...), nous, nous la mesurons en fonction de la simplicité de vie retrouvée.  Déjà il y a quelques années nous partions en camping à 2. L'envie de le faire en famille était là. Nous avons donc naturellement choisi de camper, en tente, dans un endroit assez retiré, et dans un camping aux prestations assez basiques, et c'étai…

Au vert (gne)

Parmi les critères de choix du lieu de nos vacances d'été, nous voulions absolument un endroit calme, sans trop de monde, suffisamment au sud pour avoir beau temps, si possible verdoyant avec des jolies choses à voir. On n'aurait pas plus tomber plus juste.
Nous avons choisi l'Auvergne, mais pas la région de Clermont et de ses volcans, non, nous avons opté pour le département de la Haute-Loire, au Sud-Est, plus méconnu.
Nous avons donc établi notre camp à Champagnac-Le-Vieux, un petit village perché à 800 mètres d'altitude, situé à 1h15 du Puy-en-Velay et à 20 minutes de Brioude. Près du village se trouve un plan d'eau avec une petite plage pour les baignades, et juste à côté, le camping de la Chanterelle, un petit endroit familial, calme mais avec des animations tout de même, juste ce qu'il nous fallait avec des enfants en bas âge. Prévoir les polaires, même en été, toutefois, car les soirées et les nuits y sont très fraîches !

Juillet

Début juillet, j'ai ramassé mon dos, j'ai rangé mon bureau, et les vacances ont pu commencer. Chaque année, je me prévois une petite semaine seule à la maison, pour voir les copines, pour faire du tri, pour lire, et ne rien faire parfois aussi. Je crois que chaque maman devrait avoir d'office une semaine pour elle, rien que pour elle. Qui vote pour ?
Il y a eu, entre autres, une virée à la plage entre amis, du running, des parties de Mölkky, une virée lilloise entre filles (Merci Justine pour la découverte de toutes ces chouettes boutiques - Sostrene Grene, la petite mercerie...entre autres !) , une journée tricot-bouquins-potins entre copines. De la musique à fond dans le salon, les Chedid, Tété, Little Richard (vous la voyez la débile qui danse le madison toute seule sur le parquet ?). Des balades au marché, des concerts au jardin public, une poule et des chatons qui se sont incrustés dans le jardin des beaux-parents, des lectures, beaucoup de lectures !





Dernièrement, j…